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Les risques liés à l’auto-traduction des contrats

Les risques liés à l’auto-traduction des contrats

Dans un pays comme le Canada où il existe non pas une unique mais deux langues officielles (le Français et l’Anglais), on peut être amené à commercer dans la langue qui n’est pas la sienne. Aussi, en tant qu’entrepreneur, exerçant une profession libérale ou juriste (comme le métier de notaire par exemple), vous serez parfois amené à signer des contrats en anglais ou en français. Néanmoins traduire soi-même ses contrats comportent des risques. En voici les raisons principales.

 

Votre niveau: Lorsque vous rédigez un texte dans une langue qui n’est pas votre langue maternelle, vous avez tendance souvent à utiliser des automatismes et expressions typiques de votre première langue (des expressions toutes faites par exemple). Et cela peut vous coûter cher: une erreur et c’est peut-être un pan entier de votre contrat qui se trouve modifié! Prenez donc soin de vous munir d’un bon dictionnaire en premier lieu, mais faites aussi vérifier votre contrat par quelqu’un qui maîtrise la langue. Cela vous évitera de mauvaises surprises voire des vices de forme dans vos futurs contrats!

 

Les différences anglais/français:

C’est un problème perpétuel avec ces deux langues. Elles ont peu de racines communes, ce qui explique de si grandes disparités et difficultés de traduction d’une langue à l’autre. Cependant il existe des mots transparents, mais aussi des faux-amis.

 

De plus, l’Anglais peut se retrouver vite assez pauvre comparé au Français, en particulier en matière de grammaire (ce qui change tout le sens de votre contrat), et inversement: il existe des mots qui sont intraduisibles en Français, ce qui pose des problèmes de traduction et de linguistique évidents.

 

À titre d’exemple, si les textes diplomatiques sont rédigés en Français, c’est que cette langue est suffisamment riche pour autoriser toutes les subtilités imaginables dans un domaine aussi majeur que la diplomatie, permettant d’éviter ainsi tout zone d’ombre et d’incompréhension. Ainsi, la traduction doit être prise avec des pincettes, tant les différences entre les deux langues sont flagrantes, surtout quand c’est vous qui la faites!

 

Quelques conseils:

Face à ces deux problèmes majeurs qui viennent d’être soulevés, il convient d’établir un premier conseil: il faut vous relire, éviter des erreurs basiques qui arrivent parfois par automatisme ou excès de confiance (tels les faux-amis).

Deuxièmement, si possible faites appel à quelqu’un qui connaît la langue parfaitement (un anglophone établi à Montréal) et (idéalement) connaissant le vocabulaire spécifique à votre profession.

One Comment

  1. Quel est le prix approximatif d’un contrat type contrat de travail ?

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